Usine de methanisation d'issé

DES PROMESSES


 

 

 

 

 

 

Voici un extrait du dossier de presse de la société Valdis datant du  15 septembre 2010, promettant, comme la société Vol'V l'a fait dans le dernier Flash info, une usine  sans odeurs, sans nuisances sonores et sans impact sur le trafic.

UNE POPULATION TROP CONFIANTE?


Une enquête publique s’est déroulée du 6 septembre au 6 octobre 2010 et n’a recueilli que 25 observations sur les sept communes concernées.

 

Une réunion publique a eu lieu le 16 septembre 2010.

Principales observations : l’augmentation du trafic des camions dans le bourg d’Issé, et les odeurs.

Le commissaire-enquêteur a retenu la première, mais, en ce qui concerne les odeurs, il estime que « les mesures et précautions prises dans l’élaboration du projet et dans le déroulement du « process » mis en œuvre, permettront de supprimer tout risque de nuisance olfactive ».

 


INAUGURATION DE L'USINE LE 15 OCTOBRE 2012

                       

Depuis, des problèmes de bruits, d'odeurs, de détérioration des routes qui impactent l'ensemble de la commune , et même un incident le 17 février 2013.

COMPTE RENDU  DE LA COMMISSION DE SUIVI DU SITE LE 15 AVRIL 2013


En préambule, le directeur de la Ste VALDIS a fait le point sur l’incident du 17.02.2013:

 

"Survenu après quelques mois d’activité, cet incident résulte d‘une montée anormale de la pression interne des cuves de réception, occasionnant un débordement et une déformation de ces dernières ainsi que des projections de matière organique. Il s‘explique par une vanne de remplissage d’eau restée ouverte le samedi 16 février alors que deux autres. celles des trop-pleins étaient fermées. Ce dysfonctionnement ponctuel des cuves de réception n’a toutefois impacté ni l’environnement, ni l’activité du site mais l’équipement a été renforcé."

 

Mr le maire fait part de sa déception concernant la méthanisation qui, lui avait-on dit, ne devait pas engendrer de nuisances olfactives. Certes, des travaux ont été réalisés mais de fortes odeurs persistent en été, dont les causes sont à rechercher. Il s’interroge sur l’origine de la présence de soufre et d’ammoniac, difficiles à supporter, et se demande si les dimensions du hall de réception sont suffisantes pour recevoir l’ensemble des matières.

 

Par ailleurs, il mentionne la dégradation des accotements par des gros engins lors des opérations d’épandage,. Enfin, faisant référence à l‘incident du 17.02.2013, Monsieur le maire dénonce le manque de concertation entre les services chargés d’intervenir dans ces circonstances : prévenu uniquement par les riverains, il ne savait pas si la gendarmerie et les pompiers avaient été alertés.

 

Enfin, Monsieur le maire signale que le permis de construire prévoyait |’existence d’un bio filtre, mentionné dans l’arrêté préfectoral. Selon Mr FOURNET, cette décision n’est pas respectée. Mme FADAT (inspectrice des installations classées) rappelle que ces prescriptions incombent en priorité à l’exploitant, notamment au titre de l’auto- surveillance.

Le sous-préfet indique que l’auto-surveillance est la règle générale en matière d’installations classées et qu’elle n’a pas à être assurée par les services de I’Etat. Lors de la prochaine réunion, prévue en octobre 2013, Mme FADAT fera le point sur l’état des contrôles. Deux visites ont déjà été effectuées sur place par les services de la Direction Départementale de la Protection des Populations.

!

 

      Le projet final a mis en évidence  des problèmes de bruits et d'odeurs malgré toutes les promesses qui apparaissaient dans le dossier de presse du promoteur. L'implantation de cette usine sur un autre site aurait été vraisemblablement plus judicieux car il apparait  difficile de mesurer certains impacts uniquement sur le papier sans les confronter à la réalité du terrain. L'usine étant construite, il est trop tard maintenant pour agir sauf pour l'industriel à déployer des moyens financiers importants afin d' atténuer  les nuisances.

Nous avons encore cette chance pour la communauté de Bellengreville de réagir avant même que la première pierre ne soit  posée.

Restons mobilisés!